Après la grêle, le vrai dommage est invisible
Un épisode de grêle, un coup de foudre à proximité ou une tempête laissent rarement des traces proportionnelles aux dégâts réels. Les verres brisés se comptent à l’œil nu. Les microfissures, elles, traversent les cellules sans marquer la surface du module.
Ces fissures isolent électriquement des portions de cellule. La perte de puissance peut être immédiate ou apparaître progressivement, au fil des cycles thermiques jour-nuit qui ouvrent les fissures. Elles favorisent aussi l’apparition de points chauds. Autrement dit : un module « intact » le jour de l’expertise peut devenir un module à remplacer dans deux ans, hors de toute prise en charge.
Ce que l’électroluminescence apporte à votre dossier
- Un décompte exhaustif des modules endommagés, et non une estimation par échantillon visuel.
- Une preuve par module : image EL horodatée, localisée sur le plan d’implantation, rattachée à son string.
- Une classification par gravité, qui distingue les modules à remplacer de ceux à surveiller.
- Une méthodologie décrite (conditions de mesure, courant injecté, matériel), pour que le rapport tienne face à une expertise contradictoire.
Déroulé d’une expertise après sinistre
- Jour 0 : votre demande. Motif, puissance, localisation, date de l’événement. Nous vous rappelons en priorité.
- Sous 48 h : proposition. Périmètre (totalité ou zones exposées), nombre de nuits, conditions d’accès.
- Sous 5 à 7 jours ouvrés : intervention. Inspection de nuit, string par string, sans perte de production.
- Sous 72 h : pré-rapport. Nombre de modules affectés et cartographie, pour alimenter la déclaration et l’échange avec l’expert.
- Rapport final. Annexes photographiques complètes, préconisations de remplacement, éléments pour le chiffrage de l’indemnisation.
Grêle, foudre, tempête : des signatures différentes
La grêle produit des fissures en étoile ou en réseau, concentrées sur les zones d’impact, parfois sur des rangées entières exposées au vent dominant. La foudre et les surtensions associées endommagent plutôt les diodes bypass, les onduleurs et peuvent créer des zones de cellules inactives. Les tempêtes provoquent des déformations mécaniques (vent, chutes d’objets, arrachements partiels) qui fissurent les cellules le long des zones de contrainte. L’électroluminescence distingue ces signatures, ce qui aide aussi à établir le lien entre l’événement et les dommages.
Pour les dommages liés à la foudre, nous recommandons de combiner l’électroluminescence à une thermographie en production, qui repère les diodes bypass défaillantes et les connexions échauffées. Voir la thermographie.
Questions fréquentes
Dois-je attendre le passage de l’expert d’assurance ?
Non. Déclarez le sinistre, puis documentez les dommages au plus vite. Notre rapport peut être transmis à l’expert mandaté par l’assureur et versé au dossier. Si un expert est déjà désigné, nous pouvons organiser l’intervention en sa présence.
Qui paie l’inspection ?
Selon les contrats, les frais d’expertise peuvent être pris en charge ou non. Vérifiez vos garanties auprès de votre assureur ou de votre courtier. Dans tous les cas, le coût est à comparer au nombre de modules qui échapperaient sinon à l’indemnisation.
Faut-il inspecter toute la centrale ?
Pas forcément. Nous pouvons concentrer l’inspection sur les zones les plus exposées, puis étendre si le taux de modules affectés le justifie. Pour un dossier contentieux, une inspection exhaustive reste la plus solide.
Les modules fissurés doivent-ils tous être remplacés ?
Non. Le rapport classe les défauts par gravité. Une microfissure qui n’isole aucune zone de cellule peut être surveillée ; une cellule partiellement inactive ou un module très fissuré justifie généralement un remplacement. Les préconisations sont argumentées module par module.