Le productible historique ne dit pas tout
Lors d’une acquisition, d’un refinancement ou d’une cession de portefeuille, l’analyse porte d’abord sur les données : production historique, disponibilité, contrats, rapports de maintenance. Ces données décrivent le passé. Elles ne révèlent pas les défauts latents qui dégraderont la production des prochaines années.
Une centrale peut afficher un productible conforme tout en portant des modules microfissurés, un PID naissant ou des lots défectueux. Ces défauts se traduisent plus tard par une perte de revenus, des remplacements non budgétés et des discussions difficiles sur les garanties.
Ce que la due diligence EL objective
- L’état réel des modules, sur un échantillon représentatif ou sur la totalité du parc.
- Les défauts à caractère sériel : lot de fabrication, PID, défauts de soudure, qui justifient un recours fabricant.
- Le risque de dégradation : fissures susceptibles de s’aggraver, zones inactives, points chauds potentiels.
- Le coût de remise en état : nombre de modules à remplacer, pour ajuster le prix, le séquestre ou les garanties de passif.
Une méthode adaptée aux délais d’une transaction
Nous définissons avec vous (ou avec le conseil technique de l’opération) un plan d’échantillonnage adapté : par onduleur, par type de toiture, par lot de modules. Sur un portefeuille, l’inspection peut porter sur les sites les plus exposés ou les plus représentatifs. Le pré-rapport sous 72 h s’intègre au calendrier de la data room.
- Cadrage : lecture de la documentation technique, définition de l’échantillon et des critères de décision.
- Inspection : de nuit, sans interruption de production, en coordination avec l’exploitant.
- Restitution : synthèse pour décideurs (taux de défauts, risque, coût) et annexes techniques.
Vendeur ? Une inspection EL avant la mise en vente (« vendor due diligence ») sécurise la valorisation et raccourcit la négociation : l’acquéreur dispose d’un état objectif, réalisé par un tiers indépendant.
Questions fréquentes
Faut-il inspecter 100 % des modules ?
Rarement. Un échantillonnage bien construit suffit généralement à caractériser l’état d’un actif et à détecter un défaut sériel. L’inspection exhaustive se justifie si l’échantillon révèle un taux de défauts élevé ou pour un actif stratégique.
Pouvez-vous intervenir sans informer le vendeur ?
Non. L’inspection nécessite un accès au site et aux coffrets, et une consignation des strings : elle se fait en accord avec le propriétaire et l’exploitant.
Le rapport peut-il être remis à la banque ?
Oui. Le rapport est rédigé pour être lu par des non-spécialistes (synthèse) comme par un conseil technique (annexes et méthodologie).